(source : eMarketer.com) - traduction libre

Les dépenses en e-mailing continuent de croître au Canada.

Les dépenses en e-mailing au Canada ont totalisé 21,8 millions $ en 2015.

La mort du e-mailing (marketing par courriel) est annoncée depuis depuis près d'une décennie. À un certain moment, le volume de pourriels était tel qu'il semblait devenir fatal pour l'e-mailing en rendant de nombreux consommateurs allergiques à l'e-mailing publicitaire des commerçants. En outre, les nouvelles formes de marketing numérique tels que les médias sociaux et les vidéos ont amené un engagement plus contextuel avec les consommateurs.

L'arrivée de la loi canadienne anti-pourriel (LCAP) amenait aussi une autre crainte par rapport au e-mailing. La loi a eu un impact majeur sur la façon dont les spécialistes marketing gèrent les listes avec des règles strictes concernant le consentement et les outils de désabonnement. Mais la LCAP a également abouti à des listes plus propres, qui ont maintenant amélioré la performance du e-mailing. Cette évolution et le fait que l'e-mailing reste un canal fiable et éprouvé pour les spécialistes marketing, indique une forte augmentation des nouveaux investissements dans l'e-mailing au Canada.

En 2015, les dépenses en e-mailing publicitaire au Canada ont atteint 21,8 M $, en hausse de 14,8% par apport à 2014. Cette année, ce chiffre atteindra 10,0% et une croissance régulière jusqu'en 2020.

Toutefois, les campagnes payantes d'e-mailing sont une partie relativement faible de l'historique des dépenses en e-maling.  La plupart de l’investissement est consacrée à l'exploitation de l'e-mailing de permission (communication régulière à des listes obtenues par permission - opt-in). Le marché des logiciels offerts par les fournisseurs de plateformes d'e-mailing constitue un segment beaucoup plus grand que sur les options de l'e-mailing payant. Basé sur plusieurs entretiens avec des acteurs clés de l'industrie, eMarketer estime que les dépenses pour les plateformes d'e-mailing sont deux fois plus élevées que les dépenses pour l'e-mailing publicitaire payant, soit environ 50 millions $ par an.